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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Le plan Paulson c'est de la dictature pure et simple

Publié le 23 Septembre 2008, 13:26pm

Catégories : #Globalement vôtre


C'est ce qu'on trouve dans certains commentaires sur le site de Boursorama.
Le plan Paulson c'est de la dictature pure et simple.
Il n'y a qu'à voir la clause 8 du plan, qui n'a du reste pas encore été adopté par le Congrès américain


Voilà la clause en question

"Sec. 8. Review.

Decisions by the Secretary pursuant to the authority of this Act are non-reviewable and committed to agency discretion, and may not be reviewed by any court of law or any administrative agency."

Les décisions adoptées par Paulson seraient donc non révisables et dépendraient de la discrétion de l'agence et ne pourraient être examinées par aucune cour de justice ou agence administrative.


***

http://www.agefi.fr/articles/Les-ombres-et-lumieres-du-plan-Paulson-1051690.html

"Henry Paulson veut d’ailleurs avoir toute latitude sur la gestion, le prix et même la nature des actifs repris. Le Congrès serait simplement tenu informé tous les six mois de l’évolution du plan. Selon Bloomberg pourtant, de source interne au Congrès, le plan pourrait concerner d’autres actifs « à risque » que ceux liés à l’immobilier, tels les crédits automobiles ou étudiants.

La semaine qui s’ouvre devrait donc donner lieu à des négociations serrées avec les parlementaires américains. Car le contribuable, pris à la gorge à un bout de la chaîne par la crise immobilière, va payer par l’autre bout l’incurie des banques."


***

Dans un articlcle site du Point (révolutionnaire comme chacun sait ) on mentionne que même Mac Cain s'indigne de tant de pouvoirs dans les mains d'un seul homme:


http://www.agefi.fr/articles/Les-ombres-et-lumieres-du-plan-Paulson-1051690.html

"'(...)Le duo Paulson-Bernanke a pris le commandement de la plus vaste opération de nationalisation de l'histoire, et d'une véritable "révolution de septembre" qui a fait passer le pouvoir financier de New York à Washington, des marchés de Wall Street au gouvernement de Pennsylvania Avenue, l'axe central de la capitale américaine sur lequel donnent le département du Trésor et la Réserve fédérale, sis de part et d'autre de la Maison-Blanche. Paulson et Bernanke ont présenté samedi au Congrès un plan de sauvetage de l'économie en forme d'ultimatum. Les élus sont pressés de l'entériner d'ici vendredi, sous peine de voir l'Amérique sombrer dans la Dépression.

Paulson va avoir les pleins pouvoirs financiers

Le plan, qui tient en trois pages, consiste à donner à Paulson les pleins pouvoirs financiers, et un budget discrétionnaire d'au moins 700 milliards de dollars (1.000 milliards si on y inclut les sommes déjà engagées pour la prise de contrôle de diverses institutions financières comme les organismes de crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, ou le géant des assurances AIG). C'est plus que le budget du Pentagone, le ministère de la Défense, le plus gros poste des dépenses de l'État. "Jamais on n'aura mis autant de pouvoir entre les mains d'un seul homme", s'est indigné John McCain, candidat républicain à la Maison-Blanche. Mais il s'est bien gardé de s'opposer au plan de Paulson, se contentant de conseiller au Congrès, de réclamer quelques garanties de transparence et de contrôle sur l'usage que le secrétaire au Trésor fera de l'argent des contribuables. Son rival démocrate Barack Obama en a fait de même, s'inquiétant qu'on lui demande de "signer un chèque en blanc" mais se gardant bien de dire qu'il ne signerait pas le chèque. (...)" extrait


Obama je ne sais pas*, mais des démocrates pourtant demandent à leurs représentants de voter de NON à ce plan de "sauvetage."


http://www.democrats.com/paulsons-plunder

On retrouve l'idée d'ultimatum énoncée plus haute dans l'article de l'Agefi dans l'affiche illustrant l'article:

"Si vous ne donnez pas à Paulson 700 milliards de dollars, on saccage l'économie et on tue le chien."


***

Mais comment parvenir à représenter ce que d'autres appellent le "plus grand hold-up du siècle"

 qui se monte déjà (et ce n'est pas fini) à bien plus que 700 milliards de dollars?




* Mise à jour: enfin pas exactement, Obama demande des garanties en échange et pose des conditions: 
Pas de chèque en blanc, mais supervision indépendante avec exigence de comptes à rendre, résolution mondiale avec les autres pays de la crise, les Etats-Unis menant le jeu, protection des contribuables en prévoyant dans les mesures de sauvetages la récupération de leurs investissements, responsabilités assumées et fin des récompenses octroyées aux PDG, protection des citoyens et aide au maintien dans leur habitation, demande d'un plan de soutien aux travailleurs pour faire face aux hausses de prix, élaboration d'un nouveau système de régulation avec les moyens et la volonté de le mettre en place: en détails et en anglais,
ici.

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