Hier sest produit un fait très grave à lécole du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à lécole du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit dentrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour laéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous navons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les Aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises décole resteront vides.
Cest une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à lécole.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci
Réseau Education Sans Frontières 38"
Arrestation des enfants du jardin de ville : lettre au préfet et à l’inspection académique !
Mise en perspective Aussi en Isère Année; 1942
Préoccupantes, les méthodes de ce gouvernement le sont chaque jour un peu plus:
Ainsi aujourd'hui même, l'affaire, heureusement très médiatisée, du journaliste de Libération de Filippis .
Mais des méthodes tout aussi musclées ne feront sans doute pas la une des journaux quand les victimes n'appartiennent pas au monde des médias et quand la violence institutionnelle ne reste inscrite que dans la mémoire d'adolescents.
Le désarroi d'un père devant le témoignage de sa fille , suite à une
"prévention musclée" ayant eu lieu dans son collège.