Mais je réalise que l'inconscient européen (ou la mauvaise conscience?) parle et par ce clip en dit au fond plus long que tous discours des étiquetés "nonistes" du traité Constitutionnel Européen travesti en Traité de Lisbonne.
Que dit ce clip? Il dit ce que beaucoup avaient commencé ou fini par comprendre depuis plus ou moins longtemps:
Que personne ne vous entendra crier, quelque soit votre détresse (ou votre refus de ce qu'on vous propose) pourvu que le simulacre de démocratie puisse se dérouler sans accroc.
Le vote, que l'on pourrait voir comme un acquis laborieux et précieux de luttes dans l'humanité, n'est plus là que pour tirer le rideau de l'isoloir sur la vie réelle.
Quelques soient les agressions que vous puissiez subir des nouveaux barbares qui pillent et massacrent sans frontières, tout en poussant les quelques réfugiés qui s'accrochent à leur chaloupe de survie à la noyade, votre vécu n'intéresse que dans la mesure où vous répondez aux injonctions de la pseudo démocratie. De toute façon si vous votez mal, on fera disparaître les traces de ce vote.
Mais pas de chance, malgré la non-campagne de ceux qui voudraient tant nous dégoûter de toute participation, j'irai voter et sans doute très mal,.le 7 juin 2009.
"(...)Seuls 27% des Français savent qu’une élection européenne se déroule cette année
Le peu de place que les médias réservent à ces questions participe à ce désintérêt. Seuls 36% des citoyens ont lu, entendu ou vu un sujet consacré au Parlement européen. C’est en Grande-Bretagne, en France et en Italie que le désintérêt médiatique est perçu comme le plus grand. En Grande-Bretagne, en Belgique et en France, la presse est même perçue comme la plus hostile.
Autres responsables du désintérêt grandissant des Européens (et des Français) pour ces élections : Les grandes formations politiques qui ne semblent guère pressées d’entrer dans cette campagne risquée pour elles. Par expérience, elles savent que quand les peuples s'emparent de la question européenne, elles sont souvent contestées (pour mémoire, le rejet du Traité constitutionnel ou de Lisbonne par la France, les Pays-Bas et l’Irlande).
Les grands partis cultivent cette banalisation à l’abstention
Ne pas faire campagne, c'est entretenir le désintérêt des citoyens et garantir la poursuite de la politique ultralibérale menée au sein de l'Union Européenne. Tel est le mot d'ordre donné par Nicolas Sarkozy lors d'une réunion tenue avec des militants UMP : «Pas faire campagne, car faire campagne, c'est augmenter la participation, et augmenter la participation, c'est pire !».
Cette injonction à ne pas lutter contre l'abstention est confortée par les résultats du sondage IFOP publié vendredi dernier dans L’Humanité ; il place les grandes formations politiques en tête, si les élections européennes avaient lieu maintenant (l’UMP avec 26,5%, suivie du PS avec 22,5%).
Faire campagne, c'est donc prendre le risque d'inviter le peuple à entrer dans le débat en s'appropriant son avenir européen, en exprimant sa volonté souveraine, comme il le fit lors du référendum de 2005 sur le projet de Traité constitutionnel ! Et, par conséquent, faire campagne c'est pour les grandes formations politiques s'expliquer sur le déni de démocratie dont elles ont fait preuve le 4 février 2008, en ratifiant le Traité de Lisbonne (copie conforme du TCE largement rejeté par les Français en 2005). (...)extrait "