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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Serons-nous bientôt jugés complices de nous informer?

Publié par j-jour sur 29 Juillet 2006, 08:37am

Catégories : #Vigilance démocratique

Si ceux qui diffusent "trop" d'informations sur le OGM sont condamnés à retirer de telles informations de leur site, allons-nous devenir aux yeux de la justice coupables d'aller nous informer sur les sites en question? Je commence à me le demander.

Jusqu'où va-t-on nous aller pour nous imposer les OGM?

A lire:

"Paris, France — 26/07/2006 - Assignée en référé au tribunal de grande instance de Paris par Pascal Metge et Claude Ménara, Greenpeace vient se voir condamnée à retirer de son site les informations concernant leurs champs d’OGM.
Ces deux agriculteurs reprochent à l’association d’avoir publié sur son site Internet une carte de France indiquant l’emplacement des champs sur lesquels ils cultivent du maïs génétiquement modifié dans un but commercial.

La carte et les informations sont consultables sur le site de Greenpeace International.

La directive européenne 2001/18 relative aux OGM impose aux Etats membres la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements de cultures d’OGM. La France n’a toujours pas transposé cette directive – ce retard de trois ans lui vaut d’ailleurs des rappels à l’ordre de la part de l’Union européenne. Ce faisant, elle prive ses citoyens de l’information indispensable pour se protéger d’éventuelles contaminations. « En publiant sur son site les emplacements des champs de maïs transgénique cultivés dans le secret et découverts grâce au travail de terrain de ses bénévoles, Greenpeace défend ce droit des citoyens à être informés et à se protéger des OGM, droit qui devrait être assuré par les autorités françaises, justifie Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Nous sommes condamnés pour avoir publié des informations que la loi impose au gouvernement de fournir au public ! » (....)"Extraits . Lire l'article complet sur http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/actualites/ogm-jen-veux-pas-censure
 
 

 
Petit rappel de très sérieux doutes émis par la Commission Européenne elle-même sur les OGM en Juin 2006 sur études de documents:

"Les documents présentés dans ce rapport éclairent les faits d’une lumière nouvelle. Incertitudes, données insuffisantes, jugements subjectifs sur la sûreté des aliments et cultures OGM... Pendant que la Commission tenait un discours pro-OGM à ses Etats membres et aux citoyens européens, elle affirmait au sein de l’OMC, pour se défendre dans le conflit qui l’opposait aux Etats-Unis, au Canada et à l’Argentine (les trois premiers pays producteurs d’OGM), que :
-  de sérieux doutes scientifiques existent quant à la sûreté des aliments et cultures OGM ;
-  de nouveaux risques complexes sont en train d’apparaître ;
-  les risques sur la santé humaine et animale ne peuvent être exclus ;
-  de graves inquiétudes subsistent quant à la sûreté environnementale dans le cadre de la culture d’OGM ;

Dans ce rapport, chacun de ces points est illustré par des extraits des arguments que la Commission a présentés devant le panel de l’OMC. Selon ses propres termes, la Commission affirme clairement qu’elle « a pris très au sérieux la tâche consistant à apporter des commentaires fondés sur des recherches scientifiques, et s’est appuyée sur les données scientifiques disponibles les plus récentes. » Le rapport se penche particulièrement sur les questions de sûreté environnementale liée à l’utilisation de cultures tolérantes aux herbicides et résistantes aux insectes, qui sont les seules cultures OGM que l’industrie a mises sur le marché."


-  les risques environnementaux liés aux OGM varient en fonction de chaque région et de son environnement ;
-  les entreprises biotechnologiques ont fourni des dossiers et des recherches de mauvaise qualité dans leurs dossiers de demande de commercialisation d’OGM ;
-  la Commission est très réservée concernant les évaluations de risques effectuées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), qui est chargée des évaluations indépendantes sur les risques liés aux aliments et cultures OGM dans le cadre de la procédure d’autorisation."

 

 

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