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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Eclairage sur le Liban: le peuple toujours perdant?

Publié par j-jour sur 2 Août 2006, 12:58pm

Catégories : #Affaires dites étrangères

Je ne peux pas m'empëcher de continuer à traiter du conflit au Liban, désolée pour ceux qui ne se sentent pas concernés.

J'y pense tout au long de la journée, je suis d'autant plus outrée d'entendre le peu de soucis des respects des droits de l'homme qu'affiche l'O.N.U en laissant de telles tueries se poursuivre sans vraiment les condamner.

Je viens de trouver un article qui ouvre un angle différent pour nous éclairer sous quelques aspects de la réalité politique libanaise et des effets recherchés par l'agression actuelle israélo-américaine sur le Liban.

L'article étant très long, je me contenterais d'en citer ici l'introduction et la conclusion, la totalité se trouvant sur le lien:

http://tokborni.blogspot.com/2006/07/au-liban-une-mafiocratie-contre-son.html

"Au Liban, une mafiocratie contre son peuple "

(Début de l'article)

"Un des éléments les plus incompréhensibles pour l'«opinion mondiale», pour mes compatriotes français et pour de nombreux libanais, réside dans le fait que les Israéliens et leurs alliés Américains sont en train de détruire un pays dont le gouvernement est notoirement pro-américain; gouvernement dont l'activité politique toute entière était orientée vers l'application de la résolution 1559, au détriment de toute autre question, sociale, politique ou économique au Liban.

Dans le billet «Coup d'État au Liban», je rappelle différents documents pour soutenir la thèse d'Uri Avnery qui annonce:

L'objectif réel est de changer le régime au Liban et d’y installer un gouvernement fantoche.
L'invocation désormais permanente d'un «Nouveau Moyen-Orient» par les Américains démontre encore cette volonté d'un changement de régime, par la force, au Liban. Mais cela est évidemment incompréhensible puisque, justement, c'est l'exemple même du «régime ami» qui était déjà au pouvoir au Liban.

Je vous propose donc ici une analyse complétant cette notion de «coup». L'un des effets de l'agression israëlo-américaine, si elle réussit, sera de maintenir au pouvoir à Beyrouth un gouvernement anti-démocratique proche des intérêts américains, français et saoudiens, pouvoir menacé par le jeu de la politique interne libanaise.
(...)


Conclusion

L'annonce américaine selon laquelle, dans le grand remodelage du Moyen-Orient, on fait la guerre à un pays dans le but de maintenir au pouvoir son «gouvernement démocratique», est rigoureusement incompréhensible tant que l'on accepte cette notion de «gouvernement démocratique» pour désigner une minorité d'affairistes et de féodaux entièrement occupés, depuis la guerre civile, à transformer la République libanaise en système complet de prédation contre le peuple.

Le refus du Hezbollah et de ses alliés d'un désarmement de la Résistance ne peut se comprendre que si l'on expose la défiance que cette oligarchie inspire à une large partie de la population. Prétendre que, tout simplement, l'État libanais n'est pas «assez fort» pour désarmer le Hezbollah, c'est occulter le fait, beaucoup plus grave, qu'une très large partie de la population se méfie fondamentalement de son «gouvernement». Les raisons de cette défiance, exposées ci-dessus, ne sont pas totalement illégitimes.

Quant au moment choisi pour l'agression, alors même que le gouvernement ne s'activait qu'à une chose, l'application de 1559, il peut être mis en parallèle avec l'union soudaine de l'ensemble de l'opposition, et avec les récents événements régionaux (Gaza, arrestation d'une cellule terroriste du Mossad au Liban le mois dernier...) qui font plus que jamais monter la défiance envers un gouvernement ouvertement pro-américain.

Ces éléments, totalement occultés dans la presse occidentale, tout comme les commentaires acerbes de la presse arabophone libanaise contre le gouvernement, sont les seuls permettant de comprendre le soutien énorme, en cette période de guerre, au Hezbollah et au sayyed Nasrallah (autrement que par l'indigence mentale de populations arabes arriérées, explication qui a certes l'avantage de la simplicité et de la concision...).

La guerre civile a instauré un système de prédation orienté contre la population, au moyen de la violence et de la terreur physique permanente. La IIe République libanaise, intégrant presque uniquement les profiteurs de cette guerre civile, a transformé la forme de la prédation, sous la forme plus pacifique d'un «néo-libanisme» (néo-libéralisme, corruption, dette odieuse, alibi confessionnel), mais n'a pas épargné ses victimes.

L'agression actuelle bénéficie de ce mélange, ô combien fertile, de confessionnalisme et de corruption. Il faut espérer que tout ce petit monde n'a pas ainsi enclenché une machine de destruction qui deviendra totalement incontrôlable. Évidemment, la logique reste la même: nous assistons une fois encore à une guerre menée contre la société libanaise elle-même."

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J
http://tokborni.blogspot.com/2006/07/washington-annonce-quil-suspend.html<br /> <br /> Je n'avais pas vu sur le même site un autre article qui fait remarquer que "l'annonce de la suspension, pour 48 heures, de l'agression aérienne contre le Liban a été faite, non par le gouvernement israélien, non par l'armée israélienne, mais par le porte-parole du Département d'État américain Adam Ereli."<br />
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