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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


RFID, une technologie à la pointe de la déshumanisation des humains?

Publié par j-jour sur 3 Octobre 2006, 16:25pm

Catégories : #Vigilance démocratique

RFID, "Radio frequency identification" procédé de marquage minuscule de n'importe quel objet ou n'importe quel humain, est en train de révolutionner les conditions de traçabilités et de surveillance. Attention, il y a de graves dangers selon les utilisations qui peuvent en être faites.

"La radio-identification[1], venant de l'anglais Radio Frequency Identification (usuellement abrégé RFID), est une méthode pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » (« Tag RFID » en anglais). Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collées ou incorporées dans des produits. Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permettent de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l'émetteur-récepteur." source: wikipdia.fr

Extrait d'un article lu sur internetactu.net intitulé

"La révolution de la RFID vue par les industries et les syndicats:"

L'article complet se trouve à www.internetactu.net/?p=6503 

(...)Vers une déshumanisation des conditions de travail ?

L’Union Network International, qui représente plus de 900 syndicats dans le monde entier, dont une vingtaine en France, vient pour sa part d’envoyer une lettre à Viviane Reding, commissaire européen chargée de la société de l’information et des médias, ainsi qu’un Code des bonnes pratiques (.pdf) en matière de RFID, à l’occasion de la publication d’”On vous suit !“, un rapport consacré au contrôle et à la surveillance électroniques au travail, basé tant sur des études académiques que sur des remontées d’informations de certains de ses affiliées, et qui propose un point de vue somme toute inédit sur la RFID et l’évolution des conditions de travail au regard des technologies de traçabilité.

Dans la mesure où “les codes-barres sont génériques et renvoient à une ligne de produits donnés, tandis que l’étiquette RFID définit spécifiquement chaque article individuel“, l’UNI rappelle que “les étiquettes RFID peuvent être utilisées pour identifier et surveiller les personnes autant que les objets“, évoquant ainsi des cas de surveillance des mouvements de personnes âgées dans des maisons de retraite, de patients et de personnels dans les hôpitaux, de nouveau-nés dans les maternités et d’enfants dans des écoles.

Pour ce qui est des conditions de travail, “l’étiquettage RFID de biens et d’objets pourrait aboutir à une déqualification de certains emplois et à des contraintes de travail ayant pour effet d’assujettir les salariés à des impératifs techniques“, et non plus salariaux, et que son développement dans l’industrie s’accompagne bien souvent d’une restructuration majeure des entreprises entraînant une forme de “déshumanisation” des conditions de travail.

Mais il y a plus grave : la RFID offre la possibilité de surveiller les travailleurs tout au long de la journée de travail (et même au-delà)“, notamment du fait que des etiquettes RFID sont cousues à même les uniformes des employés, et que la surveillance dont ils font l’objet peut dès lors inclure les pauses café, pipi ou déjeuner, voire leurs soirées, week-ends et vacances.

Le problème se double du fait que les données issues de l’analyse des capteurs RFID vont bien au-delà du contrôle des entrées, et sont souvent reliées à d’autres bases de données. Une entreprise propose ainsi de les interconnecter afin d’établir des rapports “notamment sur l’assiduité, les heures de présence, le salaire, les heures supplémentaires, un résumé de la feuille de paie, les absences, les appels nominaux, la liste du personnel, les départs avant l’heure …“.

Or, l’accroissement du recours à la RFID n’est que l’une des nombreuses procédures et technologies de contrôle des salariés -géolocalisation, vidéo- ou cybersurveillance, etc. (2). L’accumulation est telle que, pour l’UNI, “la surveillance électronique est un facteur de stress majeur au travail, notamment en raison du sentiment d’impuissance que ressentent les travailleurs“. Elle cite ainsi le cas d’une société japonaise qui “fait appel aux étiquettes RFID, à des caméras vidéo, des systèmes de contrôle des accès et de la sécurité etc. afin de surveiller le niveau de productivité des salariés (…) d’optimiser l’attribution des primes aux salariés et d’améliorer la qualité des produits“.

La RAND Corporation -un think thank américain pourtant considéré comme proche des républicains et des industriels- a elle aussi constaté que ce type de surveillance électronique et d’interconnexions des données se pratique presque toujours à l’insu des salariés, et précise que “tout lecteur utilisant une carte d’accès unique munie d’une puce RFID devrait se sentir mal à l’aise” à la lecture de son rapport (Do You Know if Your Boss Knows Where You Are ? Case Studies of Radio Frequency Identification Usage in the Workplace). (...)

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