Je viens de découvrir aujourd'hui le site de Vecam, http://www.vecam.org/ ,
une association qui se décrit ainsi:
"VECAM est une association qui s’est constituée sur les constats suivants : L’information, les productions culturelles et le savoir connaissent une numérisation croissante ; Les réseaux informatiques maillent progressivement les territoires ; Toutes les forces structurant les sociétés humaines sont ou seront touchées par la combinaison de ces éléments.
Le rôle de Vecam est de donner aux citoyens les moyens de s’interroger, comprendre, débattre et s’approprier ces transformations. Plus que la maîtrise technique des outils numériques, c’est au décryptage politique et social que l’association tente de contribuer. Vecam entend également faciliter les usages développés par et pour les associations, les mouvements citoyens ou les individus."
On rencontre entre autres sur le site une rubrique "Usages solidaires d’internet".
Et, même si cela date un peu, le compte rendu par Hervé Le Crosnier de la conférence "Accès à la connaissance" qui s'est tenue à Yale en Avril dernier, et selon laquelle un nouveau mouvement social serait en train de prendre conscience de lui-même.
Extraits :
"La conférence "Access to Knowledge" ("a2k" dans le jargon qui émerge) se voulait l’occasion de réunir les principaux activistes, propagandistes et théoriciens de ce mouvement social émergent, afin de clarifier les perspectives et de se donner les moyens de contrer les offensives des "maximalistes de la propriété intellectuelle". Les trois jours furent intenses, provoquant la réflexion et incitant à l’optimisme et à l’action. Loin de se limiter à une dénonciation des tentatives de mainmise sur le savoir et la culture par les industries spécialisées (des médias, de la pharmacie, de l’édition scientifique ou de l’entertainment), la conférence a montré le caractère hautement productif pour l’ensemble de la société du partage des connaissances. Comme l’indiquait Jack Balkin dans son introduction, l’accès au savoir n’est pas uniquement une question de développement économique, mais aussi un outil de justice sociale et de participation démocratique." (...)
"La Conférence visait à renforcer la conscience collective de personnes venant de divers horizons géographiques et disposant de plusieurs corpus d’analyse (économie, droit, bibliothéconomie, participation citoyenne,...). Il en ressort une vision selon laquelle la construction d’une société de justice sociale, d’indépendance et de démocratie citoyenne au 21ème siècle ne pourra pas faire l’impasse sur la question du partage du savoir et sur les régimes de financement de la recherche, de l’éducation, de l’innovation et de la création."