C'est presque un "fiat lux" qui se passe au niveau du syndicalisme international aujourd'hui même à Vienne.
"La plus grande réunion syndicale de tous les temps" "la mondialisation du syndicalisme fait son big bang à Vienne". selon l'article du Le Monde.fr.
Selon le Nouvelobs.com
"Près de 1. 500 délégués de quelque 360 syndicats de 150 pays lancent, lors d'un congrès qui débute ce mercredi 1er novembre à Vienne, une Confédération syndicale internationale (CSI) qui revendiquera 190 millions de syndiqués, avec pour objectif de davantage peser sur la mondialisation;"
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"Contrer le capitalisme"
"Pour Guy Ryder*, la nouvelle confédération devra "construire des stratégies syndicales mondiales pour contrer celles du capitalisme", dont la mondialisation a entraîné "en vingt ans un basculement majeur des revenus, au détriment des salaires et au profit du capital".
La CSI devra en outre "se confronter aux entreprises multinationales" et "soutenir le syndicalisme là où il est faible et oppressé", explique Guy Ryder.
Partout ou presque, le syndicalisme perd en effet du terrain, que ce soit dans ses bastions historiques européens (Angleterre, Allemagne) ou aux Etats-Unis où le taux de syndicalisation a chuté de moitié en quinze ans.
Des syndicalistes sont assassinés en Amérique centrale et en Colombie, les droits syndicaux bafoués dans la plupart des pays africains et, sur le continent asiatique, les régimes chinois, coréen du nord et birman ne tolèrent aucun syndicalisme indépendants du pouvoir.
Parmi les mesures destinées à accroître l'influence syndicale, la CSI devrait accentuer le rapprochement entamé depuis quelques années avec les organisations de la "société civile", comme les ONG. Elle participera en outre aux forums sociaux mondiaux des altermondialistes." Extraits
*Guy Ryder, actuel secrétaire général de la CISL, qui va ainsi que la CMT s'autodissoudre pour se refondre en CSI.
Pour quelques repères historiques, on peut consulter le tableau sur le site de la cfdt.fr.
"Syndicalisme international : trois branches, trois histoires"
Sur le même site on pourra aussi lire "des réserves. Face à ces attentes justifiées, l’unification suscite également quelques craintes. Selon Anousheh Karvar, « il ne faudrait pas que la nouvelle organisation se transforme en une machine institutionnelle de représentation se cantonnant à la dénonciation du libéralisme. Elle devra être capable de poser des actes pour réguler la mondialisation et d’assurer le suivi de ses revendications ».
Autre risque : l’apparition ou la réapparition de fonctionnement en tendances ou en blocs tels que les ex-communistes ou les syndicalistes chrétiens d’Amérique latine. « Après le congrès, ajoute la secrétaire nationale, l’enjeu consistera à dépasser le stade des débats sur les formes. Cette organisation doit devenir un outil au service des salariés du monde avec le souci de faire progresser leurs droits, la solidarité internationale et la démocratie. »"
A noter également que pour l'instant la "Chine reste à l'écart" (selon le monde.fr)