Le temps socialiste semble bien être resté figé sur la réponse de Jospin aux ouvriers.
Article à lire absolument pour ceux qui ont a coeur de le débloquer:
"L'insécurité sociale, un dialogue de sourds.
Tout le monde peut être licencié sans motif économique et, ni la justice des citoyens, ni l'administration du travail, ne peuvent l'interdire. Il faut protéger les plus vulnérables sinon nous risquons un second 21 avril.
Extraits
"(...)Où sont donc les contraintes du Code du travail ? Dans l'état actuel du droit, le juge civil ne peut intervenir que pour des irrégularités d'un plan social et ne peut donc qu'ordonner sa suspension pour être repris ensuite. Quant aux prud'hommes, ils ne peuvent être saisis qu'à titre individuel par les salariés, une fois les licenciements prononcés, et leur attribuer éventuellement des dommages et intérêts. Dans ce cas, les entreprises ont déjà quitté le territoire et les emplois avec ! Donc, aujourd'hui dans ce pays, tout le monde peut être licencié sans motif économique et ni la justice des citoyens, ni l'administration du travail (depuis que l'autorisation administrative de licenciement mise en place par le gouvernement de François Mitterrand en 1981 a été supprimée en 1995 et jamais rétablie depuis), ne puissent l'interdire.
Cette question, nous l'avions posée, en 2001, directement à Lionel Jospin, Premier ministre de l'époque. Il nous avait répondu : « Non, l'Etat ne peut pas tout ! », confirmant ainsi que tout le monde était d'accord (l'Etat, la Justice) pour que les suppressions d'emplois massives puissent se faire sans que les salariés et les organisations syndicales n'aient leur mot à dire ni ne puissent intervenir, et ce, quelles que soient les raisons : délocalisations, licenciements boursiers ou de complaisance.
Je reste persuadé que ce problème qui nous a touché personnellement est la cause majeure de la défiance des salariés, des employés et des chômeurs vis-à-vis des politiques qui ne prennent pas leurs responsabilités et les laissent seuls face à leurs problèmes. Je pense que oui, il faut protéger les emplois, et protéger, en même temps, les plus vulnérables, en rétablissant l'autorisation administrative de licenciement entre autres et ne pas intervenir uniquement en faveur des même privilégiés. (...)"