"L'essentiel est de ..." C'était quoi, au fait, les paroles de Pierre de Coubertin?
Il y a de quoi les oublier. L'essentiel en ce moment est de faire croire qu'il est ce que l'on dit qu'il est. On, c'est-à-dire ceux qui parlent plus fort, et avec plus de moyens que les autres. C'est comme ça que Béatrice Schoenberg se paie le culot d'annoncer en notre nom, à tous, au 20h de dimanche que "la candidature de Paris est soutenue par tous les français".
La lutte est féroce, les enjeux sont devenus bien autres que juste ceux de "participer"!
En plus, dès qu'il y a des anglais quelque part, on y entend toujours, en France, des voix qui font croire à l'appel d'une guerre. L'ennemi désigné, ces derniers temps, ne fait pas de doute. Si ça fait longtemps que ça dure, c'est certainement que ça plaît, que ça paie, c'est tellement plus simple, d'avoir un bon vieil ennemi qui fait tellement mal ce que nous faisons tellement bien. *
Nous allons donc manger de "l'anneau" jusqu'à demain au moins. Attention à l'indigestion, les jours d'après, si les chefs avaient finalement décidé de le cuisiner avec une sauce à la menthe. Et s'ils avaient le mauvais goût de l'imaginer dans la paella, ou sur des blinis, ou à la sauce New yorkaise...
Mise à jour: * Ou inversement, d'ailleurs, car l'on a facilement tendance à surestimer l'ennemi dans la même proportion que l'on s'était autosuggéré de le sous-estimer, pour ne pas au fond, en avoir peur.