A lire un portrait de
José Bové, non-violence et résistance
Les médias et l’opinion publique ont découvert José Bové lors du démontage du Mac Do, en 1999. En réalité, cette action, tout comme la lutte contre les OGM, s’inscrit dans une longue tradition de résistance, caractéristique d’une certaine nouvelle gauche antimarxiste, qui a pris naissance dans les années soixante-dix.
Il est de bon ton, chez les socialistes, de moquer José Bové, sa moustache et ses allures de Don Quichotte contre la mondialisation. Comme bien des Français, la plupart pensent que Bové est un pur produit médiatique des années 2000, comme s’il était apparu soudainement à la suite de la destruction du Mac Do. Erreur. Bové s’appuie sur une tradition de la gauche française, antimilitariste, égalitariste, internationaliste, régionaliste...