"La communauté musulmane de Londres a le sentiment d'être la victime collatérale des bombes."
Arte info.
En effet, cela ne doit pas être facile de soutenir les éventuels regards de méfiance, de suspicion, d'accusation, quand ce n'est pas de haine au quotidien qui ne manqueront pas de viser les personnes de cette communauté, qui sont par ailleurs dans la même situation de risque et de vulnérabilité que les autres habitants. Un front supplémentaire pour elles, un affront parfois.
Comment les communautés peuvent-elles rester ouvertes sur les autres? Sans quoi on court l'énorme risque d'aboutir à des cercles fermés et encourageant l'esprit d'exclusion de ceux qui n'appartiennent pas aux "bons" cercles.
La seule communauté à laquelle je me sens appartenir, c'est la communauté des êtres humains, que je vois partager en profondeur beaucoup plus de ressemblances que de différences, superficielles selon moi, quand je lis la peur, la douleur, l'inquiétude, la joie, la tristesse, l'hostilité ou l'amour sur des visages. Loin de moi l'idée de vouloir enlever toutes les différences, qui me paraissent se mettre en valeur les unes les autres. Les capitales sur ce plan sont belles de ces diversités. Cosmopolites. Le Cosmos dans une ville.

Fontaine commune