Pour ceux qui auraient besoin d'être rassuré sur l'accès au pouvoir présidentiel par Nicolas Sarkozy, qu'ils trouvent une raison de plus de faire confiance à l'homme soit disant si consensuel du moment, qui est sans doute muni d'un détecteur particulier pour avoir l'aplomb de déclarer "Je sens les aspirations du peuple français." si l'on en croit un article du monde.
Il me semble que nous sommes quelques-uns à ne pas avoir été détectés par son appareil à détecter les aspirations des français, mais passons.
On peut lire dans sa biographie sur QUID que l'actuel favori de la course à l'Elysée (à travers le prisme peu fiable des sondages, certes) fut à une certaine époque dans ses fonctions "chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur (1987), de fait conseiller en communication du gouvernement lors de la catastrophe de Tchernobyl*."
Quand on sait la communication éminemment fiable dont nous avons pu bénéficier en France les semaines suivantes....
"Critiques de la position des autorités
Dès l'époque de la catastrophe de Tchernobyl, des écologistes et des scientifiques ont dénoncé le contraste entre les déclarations des autorités françaises et les mesures d'urgences prises dans les autres pays voisins — en Allemagne par exemple, où la consommation des produits frais a été interdite.
En 1987, quelques mois après la catastrophe de Tchernobyl, Nicolas Sarkozy était chargé de mission au Ministère de l’Intérieur pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques*. Le Réseau « Sortir du nucléaire » a demandé à Nicolas Sarkozy de bien vouloir s’expliquer sur son inaction à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le "mensonge d’Etat" mis en œuvre à cette occasion.
Le livre Contaminations radioactives : atlas France et Europe (Éditions Yves Michel - 2002), publié par la CRIIRAD, prétend mettre en évidence les « carences et les mensonges des services officiels français ».
Selon un article de Fabrice Nodé-Langlois dans Le Figaro du 13 mai 2005, citant un reportage d'Envoyé spécial, il serait aujourd'hui « bien établi que le SCPRI a menti par omission, et n'a pas rendu publiques toutes les mesures de radioactivité dont il disposait ».
En mars 2005, deux « experts indépendants », Paul Genty et Gilbert Mouthon, ont remis un rapport au juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy. Ce rapport s'inscrit dans l'instruction judiciaire entamée en mars 2001 par le dépôt de plainte contre X pour « défaut de protection des populations contre les retombées radioactives de l'accident » par l'Association française des malades de la thyroïde et la CRIIRAD.
Sur la base de documents saisis lors de perquisitions dans des ministères et organismes impliqués dans la prévention du risque nucléaire, ils ont constaté que les mesures de radioactivité effectuées à l'époque par les autorités françaises, EDF, la Cogema ou la gendarmerie étaient beaucoup plus élevées que celles communiquées à la presse et à l'opinion publique.
Sur la base du rapport Genty-Mouthon, la CRIIRAD demande actuellement la mise en examen du Pr. Pierre Pellerin pour « mise en danger délibérée et de diffusion de fausses nouvelles de nature à tromper les concitoyens sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl », et l'audition de Pierre Galle, Raymond Paulin et Jean Coursaget sur « les éléments erronés » contenus dans leur Mise au point historique sur Tchernobyl (article publié par l'Académie des sciences). Cet article concluait qu'« en France, les retombées ont été très inférieures à celles qui auraient pu justifier des contre-mesures (sanitaires) préventives ». Le secrétaire perpétuel de l'Académie a rappelé que cet article n'exprime pas la position officielle de l'Académie mais n'est qu'un élément du débat.(...)"
*Il est curieux de constater qu'aucune mention de ces fonctions à cette époque-là n'apparaît sur le CV de Monsieur Sarkozy sur le site de l'UMP.