Une injure de plus faite au 55% des citoyens français qui ont dit non le 29 mai 2005 à ce qu'on leur présentait comme l'inéluctable "traité constitutionnel européen", cette fois-ci vient du sommet de l'Etat, de la part de cet homme qui les méprise depuis cinq ans, dans sa façon d'honorer le mandat présidentiel que l'énorme majorité "bananière" lui a donné sur la base d'un rassemblement démocratique contre les dangers de l'aventure d'une prise de pouvoir du Front National.
Il aurait fait, rapporte la presse, son "mea culpa" pour n'avoir pas réussi à faire passer ce TCE!
"S'il n'a rien dit de ses intentions à Bruxelles, le chef de l'Etat a consenti à dresser un premier bilan de sa politique européenne. Il a salué les avancées - l'euro, l'Europe de la défense, la lutte contre le réchauffement climatique -, sans taire le camouflet que fut le "non" français à la Constitution européenne, lors du référendum du 29 mai 2005.
"Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a reconnu le chef de l'Etat, avant de fustiger ceux qui "savaient très bien qu'ils mentaient aux Français".
Alors que la campagne électorale bat son plein en France, Jacques Chirac a jugé que la question européenne était "bien traitée" par les différents candidats en lice, "mieux" qu'elle ne le fut "au moment du référendum".
"Ce que j'ai entendu dans le débat jusqu'ici m'a paru sérieux", a jugé le président, dont le mandat s'achève le 17 mai." extrait de l'article par Elizabeth Pineau et Yves Clarisse BRUXELLES (Reuters) Qu'avons nous entendu au juste de la "question européenne" dans cette campagne? Que l'on nous remettrait cette "constitution" sous une forme allégée ou bricolée sur le tapis, avec un nouveau référendum, dans le meilleur des cas? Ou dans le pire, que l'on ne prendrait même pas ce risque, car de toutes façons, un peuple assez couillon pour écouter avec une oreille aussi fine, par-delà les tambours de la propagande déferlante qui lui vantaient ce qui est bon pour lui, des gens qui lui auraient menti, à quoi bon laisser encore un peuple aussi benêt être à nouveau roulé dans la farine, quand cette gens politique si soucieuse de son bien-être sait si exactement comment lui rendre la vie belle, juste, et prospère, comme nous pouvons le vérifier à chaque instant? Il y a des moments où je me demande vraiment où Monsieur Chirac place le domaine du "sérieux" sur son échelle des valeurs.