C'est trop grave, à la veille des élections présidentielles, le vote électronique a été installé sans notre consentement et va concerner de un à deux millions d'électeurs,
de quoi changer totalement la volonté exprimée par les électeurs car aucun moyen n'a été mis en place de vérifier l'intégrité des votes.
Extrait:
"L'impossibilité de vérifier l'intégrité du vote inquiète bien au-delà de quelques universitaires ou personnalités politiques. La principale société savante d'informaticiens, l'Association for Computing Machinery (ACM), a récemment pris une position de consensus appelant à ce que tout système de vote électronique soit doublé d'un dispositif d'impression d'un bulletin contrôlé de visu par l'électeur. Ces bulletins papier pourraient être stockés dans une urne classique, autorisant ainsi un recomptage ultérieur des suffrages. Cette précaution ne figure pas dans le règlement technique émis en novembre 2003 par le ministère de l'intérieur (il faut préciser que, dans le vote traditionnel, les bulletins papier ne sont pas conservés mais détruits le soir même après la proclamation des résultats dans chaque bureau, à l'exception des blancs et nuls qui sont annexés au procès-verbal). Les trois modèles d'ordinateur à voter homologués en France - construits par Nedap, l'espagnol Indra Sistemas et l'américain ES&S - sont donc dépourvus d'un tel dispositif de contrôle."
A lire sur le site de Chantal Enguehard,un rapport accablant sur le vote électronique:
« Le vote électronique en France : opaque & invérifiable»,
" Résumé :
L'introduction d'ordinateurs de vote en France représente une évolution technologique importante qui peut apporter des améliorations, notamment en ce qui concerne l'allègement et la simplification de l'organisation des scrutins. Mais il apparaît que le type d'ordinateurs de vote autorisés par le Ministère de l'Intérieur rend le processus de vote invérifiable (il est impossible de recompter les votes indépendamment des ordinateurs) et que le vote échappe au contrôle populaire (les scrutateurs ne peuvent plus vérifier et certifier le bon déroulement des scrutins).
Les spécialistes en sécurité informatique ont pourtant produit des recommandations portant sur un grand nombre de critères tels le contrôle de l'intégrité des programmeurs, la production de documentations, la publication des programmes ou l'utilisation de mémoires non réinscriptibles. Ils insistent sur le fait qu'un programme électronique n'est jamais totalement fiable et qu'il est indispensable de munir les ordinateurs de vote d'un procédé d'impression d'une preuve physique de vote (bulletin papier) vérifiée par l'électeur, et automatiquement recueillie dans une urne scellée. Ce dispositif serait suffisant pour vérifier les résultats des ordinateurs et en détecter les éventuels dysfonctionnements. Ces recommandations n'ont pas été entendues et n'ont pas été prises en compte.
Des cas de dysfonctionnements manifestes d'ordinateurs de vote se sont produits à plusieurs reprises, contredisant le discours commercial des entreprises et confirmant les affirmations des spécialistes en sécurité informatique.
Il apparaît donc urgent de suspendre les ordinateurs de vote déjà installés et de mettre en place une commission indépendante chargée de veiller à l'évolution et à l'amélioration de la procédure de vote en France en respectant ces cinq principes fondamentaux : transparence, confidentialité, anonymat, sincérité, unicité."
Que pouvons-nous faire devant un si grand danger évident de manipulation?
Une pétition à signer:
sur http://recul-democratique.org