Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Députés élus sur machines illégales à Aulnay sous Bois

Publié par j-jour sur 16 Juin 2007, 23:35pm

Catégories : #Vigilance démocratique

Communiqué de presse : Les députés qui vont voter les lois auront bénéficié d’un vote sur des machines illégales : une situation intolérable au regard de la 5e république Nous demandons de ne pas installer les machines illégales dans les bureaux de vote dimanche prochain.

Aulnay-sous-Bois jeudi 15 juin 2007 

 Un article du même auteur sur le même site se révèle édifiant sur les conditions de mise sous scellés du vote sur les machines électroniques:

Suite à notre communiqué de presse (Communiqué de presse du 6 juin 2007), nous avons enfin pu accéder à la mise sous scellés des ordinateurs de vote à Aulnay-sous-Bois. Le service élection n’avais semble-t-il pas les consignes pour nous faire participer mais le maire à lui-même débloqué les choses constatant notre présence quelque peu forcée.
JPG - 133.1 ko

La séance s’est déroulée sans beaucoup de candidats, seuls Gérard Gaudron (UMP), Xavier Toulgouat (PCF) et Eric Guerineau (LRC), étaient présents. En effet les élus d’opposition avaient déjà soulignés lors du dernier conseil municipal que leur présence ce jour là ne les rendait pas plus capable de vérifier si la protection contre toute fraude est garantie. Cette séance était de notre point de vue intéressante pour son coté pédagogique.

Un huissier était aussi présent. Il n’a nullement apporté une garantie quand à la sincérité du scrutin car il n’a fait que constater que les 13 manipulations prévues ce jour [1] ont été faites sur chaque machine.

Il faut savoir que la loi n’oblige nullement le maire à procéder à cette mise sous scellés en présence de témoins, encore moins à ce que celle-ci se déroule sous le regard d’un huissier. Il faut donc souligner l’ouverture intéressante que le maire à proposé sous notre impulsion en organisant cette séance certes avec un public limité. C’est un tout petit début dans la transparence du processus démocratique qu’il faut reconnaître, mais la route est longue et les progrès bien lents.

Nous avons donc constaté que lorsqu’on insère la carte mémoire dans la machine (appelée urne électronique), si l’on appuyait sur le bouton 1 de la machine, le candidat 1 était sélectionné et que le nom du candidat 1 était prononcé dans le casque audio. Il n’y avais pas vraiment d’autres choses contrôlables et ces petits contrôles ne nous ont aucunement garantis que la voix portée sur le bouton 1 était correctement enregistré. De toutes manières, mêmes quelques tests de scrutins fictifs ne nous auraient pas rassurés car une machine peut très bien être programmée pour ne pas frauder pendant les tests et frauder pendant le vote.

C’est plutôt par les nombreux échanges ouverts avec les personnels de mairie et les élus que nous avons appris les choses suivantes :

Seuls les personnels de mairie font des tests

Il nous à été impossible de faire un scrutin test au motif que ces tests allaient annuler la configuration de la machine. Aucun test n’est non plus autorisé par le président du bureau de vote avant l’ouverture du scrutin. Il n’y a seulement qu’un tiquet qui est émis par la machine ("ticket de configuration") qui s’autodéclare bien configurée.

Les casques audio non plus ne sont pas testés par les présidents de bureaux de vote, et pourtant ces casques contiennent du matériel complexe (lecteur de carte flash, probablement un petit logiciel pour analyser les ordres de la machine et les traduire en une lecture de fichier audio). Ainsi une inversion de noms de candidats ne pourra pas être relevée par les membres du bureau de vote.

Il n’y a pas 1 logiciel mais au moins trois !

Plus personne ne nie maintenant que les machines de vote contiennent un logiciel. Mais ce que nous avons découvert, est que la configuration des machines passe par 3 logiciels.
- Un logiciel dans la machine à voter. Ce logiciel est régulièrement mis à jour par un technicien Nedap et des autocollant signés sont mis sur les boîtiers en guise de scellés. La sincérité de tout le scrutin de la ville repose sur l’honnêteté d’un seul technicien hollandais.
- Un logiciel dans un boîtier nommé UPL (unité de programmation et de lecture) qui sert à programmer les cartes mémoires des machines (urnes numériques). Ce boîtier est couvert par un autocollant signé en guise de scellé. Ce boîtier est gardé dans un placard fermé le reste du temps. Ce placard est accessible par plusieurs personnes du service.
- Un logiciel sur PC sous Windows qui permet de générer des fichiers de configuration de la machine. Ce logiciel est installé sur un PC tout à fait normal sans protection plus spécifique que de couper le réseau. Aucun système de scellés n’est disponible pour vérifier que le logiciel n’a pas été modifié. C’est à mon sens l’endroit de la chaîne ou il y a le plus de façon de frauder. Il y a donc 3 fois plus de failles à exploiter puisqu’il y a 3 logiciels qui interviennent dans la configuration des élections."

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents