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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Total en Birmanie: Ethique en toc?

Publié par j-jour sur 25 Septembre 2007, 22:39pm

Catégories : #Affaires dites étrangères

Les retombées soit-disant positives de Total pour la population en Birmanie, ça saute pas aux yeux en lisant l'article: de Total pour la population en Birmanie, ça saute pas aux yeux en lisant l'article:

 "Total estime sa conduite éthique en Birmanie indépendante du régime en place." sur le site "Paradis fiscaux et judiciaires" (trouvé grâce au blog de Denis Robert: http://www.ladominationdumonde.blogspot.com )

Extrait:

"Total a fait l’objet de plusieurs plaintes de travailleurs birmans, notamment en France et en Belgique.

En France, le groupe pétrolier a été accusé de travail forcé. La justice a reconnu en juin 2006 ce type de pratique mais a conclu à un non-lieu pour des raisons de procédure.

En Belgique, Total a été poursuivi pour "complicité de crimes contre l’humanité", mais la Cour de cassation belge a dessaisi en mars, après des années de procédure, la justice du royaume de l’instruction de cette plainte."

Mise à jour le 26/09/2007

Voilà retrospectivement qui permet peut-être de comprendre comment la présence de Kouchner n'est pas surprenante dans un gouvernement sous Sarkozy:

Chargé d'un rapport sur les activités de Total en Birmanie, en 2003, il a émis des arguments en faveur de Total qu'on peut difficilement qualifier de défenseurs des droits de l'Homme:

"Réactions de la FIDH au rapport de Bernard Kouchner" “Relation d’un voyage et de la découverte d’une industrie muette”

"La FIDH a pris connaissance avec consternation du rapport rédigé par Bernard Kouchner Conseil, daté du 29 septembre 2003, et figurant sur le site de Total.

 

 

 

(...)C’est en effet le postulat même sur lequel est construit le rapport qui est erroné. Bernard Kouchner s’acharne à démontrer que Total n’a pas utilisé directement le travail forcé. Or, les principales ONG qui ont travaillé sur les violations des droits de l’Homme liées au chantier de Yadana, dont la FIDH, n’ont jamais prétendu cela. Ce que la FIDH, ERI, la CISL ou les plaignants aux procès ont dénoncé, c’est la complicité de Total avec l’armée birmane : tous les observateurs s’accordent à dire que le chantier de Total occasionne du travail forcé, que Total tolère et dont il tire bénéfice, même s’il ne le pratique pas lui-même. La FIDH rappelle qu’il est reproché à Total 1. D’avoir occasionné des déplacements de populations et d’avoir forcé à l’exil des centaines de villageois 2. D’avoir bénéficié du travail forcé pratiqué par l’armée birmane qui s’est livrée à une militarisation complète de la zone - et d’avoir continué à en bénéficier même après avoir pris connaissance des exactions commises par l’armée 3. De fournir un soutien logistique et militaire à l’armée birmane, en outre de lui apporter une caution morale, politique et financière.

Ces assertions résultent de mois d’enquête, appuyées sur les témoignages de victimes ou d’anciens membres de l’armée birmane, tout comme sur des documents internes à Total ou Unocal. Or, au terme de trois jours dans la zone du pipe... Monsieur Kouchner accuse « certains défenseurs des droits de l’Homme souvent peu informés » (p15) de faire des procès injustes contre Total .

Il faut également rappeler que le rapport d’une Mission d’information parlementaire de l’Assemblée Nationale française a été publié en 1999, qui conclut notamment que "La mission estime que TOTAL et UNOCAL n’ont pas volontairement utilisé le travail forcé pour la construction du gazoduc mais en ont indirectement bénéficié en raison de la militarisation de la zone. Pour cette raison, la délégation n’est pas favorable à l’implantation de TOTAL en Birmanie" .

D’autres éléments du rapport de Bernard Kouchner sont choquants : il prétend que “le recours au travail forcé est une coutume ancienne”...Les spécialistes de la Birmanie rejettent unanimement cette affirmation, pourtant répétée à l’envie par Total, y compris dans son dernier rapport sociétal et environnemental . La « coutume ancienne » dont parle M. Kouchner était celle par laquelle les villageois travaillaient bénévolement à la construction de temples ou autres édifices d’intérêt public - certainement pas le port des munitions et la construction de baraquements pour l’armée.

Par ailleurs, le caractère soi-disant coutumier du travail forcé ne peut en aucun cas le justifier. Il s’agit clairement d’une violation du droit international, à tel point que l’Organisation internationale du travail a établi une Commission d’enquête spéciale pour enquêter sur les violations de la Convention de 1930 relative au travail forcé, laquelle a qualifié en 1998 la persistance du travail forcé en Birmanie de crime contre l’humanité. En juin 2000, la Conférence annuelle de l’OIT a adopté une résolution sans précédent face au recours généralisé au travail forcé en Birmanie ; cette résolution recommande “aux organismes des Nations unies, aux Etats et aux sociétés privées de revoir leurs relations avec la Birmanie afin de ne pas encourager le recours au travail forcé”.

BK reproche aux ONG ayant dénoncé le lien entre la dégradation de la situation des droits de l’Homme et les activités liées au gisement gazier de ne pas avoir mené une “vraie enquête”...“sur place”. Il ne peut s’agir que de mauvaise foi puisque les ONG indépendantes de défense des droits de l’Homme ne sont pas autorisées à se rendre en Birmanie.

Sur le prétendu « acharnement » des militants sur la Birmanie La FIDH est également indignée par les termes utilisés par BK à l’égard des ONG actives sur les droits de l’Homme en Birmanie. Ils reflètent un certain mépris : “Pourquoi les militants s’acharnent-ils plus facilement contre le Myanmar que contre la Chine qui pratique à grande échelle le travail des enfants”...”l’échelle d’impopularité d’un gouvernement n’obéit à aucun critère stable et raisonné. Telle est la poétique des réactions activistes”.

Pourtant, la FIDH n’a cessé de rappeler depuis de nombreuses années que la présence d’investisseurs étrangers renforce et légitime la junte au pouvoir en Birmanie au détriment du bien être et du développement des populations locales. En Birmanie, et c’est ce qui en fait un cas particulier, les revenus générés par les investissements étrangers sont en effet majoritairement injectés dans l’armée et ne constituent pas, comme cela peut être le cas dans d’autres pays, un catalyseur de changement ou d’ouverture. De plus, Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocratique birmane et prix Nobel de la paix, a qualifié publiquement Total de principal soutien à la junte (« Le monde » juillet 96) et elle n’est jamais revenue publiquement sur cette déclaration. Il convient par ailleurs de rappeler la résolution adoptée par l’OIT en juin 2000 (voir supra)." extraits

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