C'est en gros ce que John Dugard préconise à l'ONU. Le Quartet, c'est à dire les Etats-Unis, l'Union Européenne, l'ONU et la Russie ne font rien pour protéger les palestiniens selon cet expert rapporteur de l'ONU.
John Duggard expert rapporteur spécial pour l'Onu ces sept dernières années a déclaré à la BBC qu'il demandera à l'Organisation Mondiale de se retirer du Quartet du Proche Orient si ce dernier manque de s'attaquer aux problèmes des droits de l'Homme que connaît le peuple palestinien.
Un quartet sous l'influence des Etats-Unis qui ne fait rien pour protéger les palestiniens des atteintes aux droits de l'Homme qu'ils subissent. C'est ce que dénonce John Duggard qui dit trouver à chaque nouvelle visite une situation encore pire.
Cette fois-ci, il a été frappé par le sentiment de désespoir qui règne parmi les palestiniens. Il attribue cela à l'effet écrasant des violations des droits de l'Homme et en particulier les restrictions israéliennes sur la liberté de mouvement des palestiniens.
Il ajoute que, bien qu'Israël connaisse réellement une menace sur sa sécurité, sa réaction est très disproportionnée.
Il dit que le but de quelques-uns des checkpoints au milieu de la West Bank est de morceler les palestiniens en un nombre de cantons et de leur rendre la vie aussi exécrable que possibles. Qu'au lieu de prendre partie et de soutenir presque exclusivement le Fatah, ce qu'il estime ne pas être le rôle de l'ONU, ce dernier devrait jouer le rôle de médiateur, car la division menace le peuple palestinien dans son droit à l'autodétermination.
Il suggère au secrétaire général de retirer l'ONU de sa participation au Quartet si ce dernier ne réussit pas à prendre en considération la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens.
Il est pessimiste sur la Conférence sur la paix à venir le mois prochain, parrainée par les Etats-Unis, entre les palestiniens et Israël, l'Autorité palestinienne faisant monter trop haut les attentes dans la communauté palestinienne. Si elles sont déçues, il redoute des conséquences très graves, entre autres la possibilité d'une troisième intifada violente sur une très grande échelle, qui ne serait selon lui pas surprenante car, inévitablement, dit-il, en cas d'occupation militaire il y a ceux qui sont engagés dans la résistance. Ces personnages peuvent être appelés terroristes mais l'histoire les traite différemment et il cite à cette occasion les membres de la résistance en France, et en Namibie contre l'occupation de l'Afrique du Sud qui se sont finalement retrouvés au gouvernement et sont traités en héros.
Article source de la BBC en anglais dont j'ai rapporté ce que je considérais important, ne voyant rien venir encore dans la presse française à ce sujet.