La santé avant tout, c'est bien sûr ce que l'on dit et entend dire au moment des voeux. On sait combien c'est précieux. Il se trouve que la santé est une des préoccupations majeures des américains, au point qu'en choisissant leur président, un sondage fait apparaître que les électeurs auront à l'esprit 1. la guerre en Irak, 2. l'économie et 3. la santé et l'assurance maladie.
En effet, à la question ouverte* "Quelles seront les problèmes les plus importants que vous prendrez en considération au moment de décider pour qui voter, dans la perspective de l'élection présidentielle de l'année prochaine? " la guerre en Irak a été citée spontanément 36 fois sur 100, l'économie 16, et la santé et l'assurance santé 15, devant l'immigration illégale 10. Loin devant le terrorisme et l'éducation.
* à remarquer qu'ils ont été invités à formuler la réponse eux-mêmes: il est évident que le conditionnement médiatique aura toutefois forcément fourni un lexique prêt à penser.
Quant à nous, nous entrons en 2008 dans une période formidable, celle de la fin du mensonge du début de la franchise. Il n'y a qu'à voir le sourire béat de Roselyne Bachelot pour comprendre la générosité affable d'un gouvernement qui n'a pas honte de brandir un énorme chèque cadeau aux bienheureux gagnants du loto de la vie: vous n'êtes pas exactement fortunés (c'est à dire percevez exactement entre 606 euros par mois et 727,25 euros), vous recevrez un magnifique chèque santé d'une valeur de 100 à 400 euros! A valoir sur une complémentaire santé, dont ce chèque vous remboursera au maximum la moitié.*
Mais les bienheureux bénéficiaires du chèque cadeau, auraient-ils la mauvaise idée de tomber malade, devraient de toute façon payer pour chaque boîte de médicaments qu'ils convoiteraient dans un désir irrépressible de guérison 50 centimes d'euro non remboursables, ainsi que 50 centimes sur les actes paramédicaux et 2 euros sur les transports sanitaires.
A lire cette enquête sur Que choisir qui explique en quoi "faire du patient l'éternel coupable en multipliant les franchises médicales, les déremboursements et autres pénalités ne réglera pas le déficit.
"Sécurité sociale
Comment les labos et les médecins creusent le trou...