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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


Le sage, le doigt, la lune, et ...derrière le sage?

Publié le 7 Avril 2008, 09:39am

Catégories : #Affaires dites étrangères

J'ai trouvé un éclairage différent à propos des évènements concernant la Chine et le Tibet sur un site anglophone indien, Outlookindia.com, notamment les interrogations et hypothèses formulées par Rajinder Puri sur qui pourrait bien être derrière les révoltes de Lhassa.

Les autorités chinoises se sont empressées de désigner un coupable tout trouvé en la personne du Dalaï Lama qui rejette ses accusations et se défend d'avoir pu téléguider ces révoltes.
Certaines sources tibétaines, avant même qu'il ne se défende de ses accusations, auraient évoqué des soldats de l'Armée de Libération Populaire déguisés en moines tibétains qui auraient provoqué les émeutes.

L'article souligne que les rares témoins étrangers présents le 14 mars, notamment James Miles de l'Economist de Londres, n'auraient mentionné, alors qu'ils décrivaient des agissements de groupe d'une centaine de personnes démolissant des vitrines de boutiques chinoises tandis que des centaines de témoins les acclamaient, aucune tentative de la part de  l'Armée de Libération Populaire ou de la police pourtant bien implantées à Lhassa de restaurer l'ordre et ce jusque dans la soirée.
De même que lors d'une visite guidée programmée par les autorités le 27 mars à l'attention des médias étrangers une trentaine de moines n'ont eu aucun problème pour faire irruption dans la visite organisée et criaient à l'innocence du Dalaï Lama et pour l'un d'eux à appeler à un Tibet Libre et se mettre à pleurer. L'auteur s'interroge sur une sécurité ainsi si facilement mise à mal par un petit groupe de moines alors que Lhassa était de doute évidence dans un état de contrôle maximum.

L'auteur envisage l'hypothèse d'un sabotage et suggère comme explication des rivalités internes au parti .
Il se pourrait qu'un certain  Zeng Qinghong, numéro 2 du parti jusqu'à ce qu'il soit écarté par Hu Jintao, soit pressenti par l'Armée de Libération Populaire, "qui agirait comme un gouvernement dans le gouvernement"comme le leader naturel de la Chine, eu égard à son passé d'enfants des élites du parti communiste qui servirent Mao.
D'autant que le président Hu Jintao serait considéré comme "l'architecte de la politique répressive au Tibet". Un échec de cette politique pourrait être vu comme un échec personnel. L'auteur suppose que les rivaux de Hu savent qu'un Tibet autonome à l'intérieur de la Chine loin de le diminuer accentuerait le statut international de la Chine. La question tibétaine serait du pain béni pour atteindre Hu Jintao. Alors qu'il resterait muet sur le Tibet, le premier ministre Wen Jiabao, pour Rajinder Puri, se ridiculise en ne  cessant d'exiger que le Dalaï Lama abandonne des exigences d'indépendance alors que  ce dernier y a déjà publiquement renoncé à plusieurs reprises- avant d'envisager de discuter avec lui.
Le gouvernement chinois prompt à accuser des ennemis extérieurs devrait ne pas ignorer des ennemis de l'intérieur.
 


 

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