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j-jour Le réveil a enfin sonné

j-jour Le réveil a enfin sonné

Si nous ne nous occupons pas de ce qui nous regarde, qui le fera? Et qui le fera bien?


L'age du bronze, l'âge du fer, l'âge du chôme?

Publié par j-jour sur 13 Février 2006, 22:31pm

Catégories : #Le travail - la bourse - la course ou la vie

Pour tous les Petits Princes perdus dans le désert humanophage économique, 
et puisque la "lutte contre le chômage" est le MOT DE PASSE magique qui dans la bouche de certains sert à justifier les mesures les plus indignes humainement en terme d'organisation du travail, notamment le CPE, au  dictat duquel, certains, dont je suis, refusent de se résigner, comment tracer le dessin essentiel qui peut nous aider à nous représenter exactement l'animal contemporain qui répond au doux nom de "Chômage"?  
 
 Pour ne pas avaler n'importe quel boa dans n'importe quel chapeau de prestidigitateur...  

A la recherche de l'animal, j'ai rencontré en chemin un film documentaire sur France 5 sur son histoire, film que je n'ai pas regardé parce que ....je n'ai pas le haut débit. Et oui, c'est bête. Je vous laisse néanmoins le lien, si vous êtes plus chanceux que moi. http://lbsjs.free.fr/Balbastre/Balbastre_chomage.htm accès au documentaire de Gilles Ballastre

http://www.france5.fr/articles/W00068/376/ présentation du documentaire

Mais j'ai tourné les pages sur la présentation du documentaire sur France 5 et j'y ai trouvé quelques observations intéressantes:

"Le chômage et son histoire

http://www.france5.fr/articles/W00068/376/32932.cfm

Tout en retraçant l'histoire du chômage sur ces trente dernières années, la série documentaire "Le chômage et nous" met au jour les conséquences induites par ce "mal de la fin du XXe siècle". Sept observations se dégagent :

Renoncement

La notion de chômage est de plus en plus présente dans le discours politique. Celui-ci exclut peu à peu toute possibilité de changement. Face au constat d'un dérèglement économique majeur, le renoncement apparaît. L'arrivée en 1983 d'un discours "réaliste" marque l'homogénéisation des programmes économiques.

Précarité

A la fin des années 70 et au début des années 80, l'écroulement des citadelles ouvrières (mine, sidérurgie, construction navale, textile) entraîne la disparition de la classe ouvrière comme fer de lance de la contestation sociale. Ce qui laisse la porte ouverte à la déréglementation du salariat et à la montée de la précarité.

Conflits sociaux

On observe la chute vertigineuse des conflits sociaux traditionnels. Entre 1976 et 1994, les journées de grève passent de 5 millions à moins de 1 million. En parallèle, le nombre de chômeurs est passé de 3 % de la population active en 1967 à plus de 12 % en 1997. Les luttes deviennent passives, défensives, voire désespérées. Dans le secteur privé, le clivage entre les CDI et les autres se renforce.

Politiques d'insertion

Les mesures de traitement social du chômage montent en puissance, des stages Barre, de 1976-1977, à la mise en place des TUC, des CES, des emplois-jeunes des différents gouvernements socialistes. Ces politiques d'insertion, qui se voulaient à l'origine expérimentales et provisoires, se sont ajoutées les unes aux autres au fil des années.

"Normaux inutiles"

Des catégories regroupées au fil des années sous de multiples termes – "nouveaux pauvres", "exclus", "SDF" – s'installent dans le provisoire. Privée d'une représentation propre, cette population hétéroclite, composée de "normaux devenus inutiles" (par opposition aux handicapés et aux marginaux du passé), apparaît aujourd'hui comme une "non-force" sociale.

Délabrement social

L'exclusion et l'inactivité se vivant plus fortement dans certaines banlieues, cités ou régions, le territoire français fait l'objet d'une recomposition sociale. En règle générale, les cités ghettos se trouvent là où il y a eu désindustrialisation, où l'appareil productif a été laminé. Elles deviennent synonymes de violence, de délinquance, de délabrement social. On assiste au basculement du social vers le pénal comme forme de réponse à la crise et à la montée du chômage.

Droit du travail

Des mesures favorisant les employeurs en matière de déréglementation du droit du travail se succèdent, mesures qui, peu à peu, mettent à mal l'édifice du salariat construit lors des Trente Glorieuses. En recourant aux contrats "atypiques" et instables, elles préparent aussi le terrain de la précarité économique."

Le film va jusqu'en 2001, mais nous l'avons compris, nous en sommes toujours les acteurs. 

Avec ou non un pouvoir sur le scénario?

 

 

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J
En réaction au commentaire de Nawak , dont je remercie la visite et la participation sur ce blog.<br /> La terme de "pathologique" relève du domaine médical, je ne pense pas que son emploi à tord et à travers dans le domaine de la politique- soit fondé, car il sous-entend la santé mentale des personnes par rapport à une norme "sanitaire" que d'aucuns posséderaient, ce qui ne me paraît pas le cas. <br />  Ensuite quand vous parlez de la "souplesse" des entreprises, de quoi exactement parlez vous? Voila un terme bien vague qui peut être compris comme réouvrant la porte (déjà bien entre ouverte) dans notre pays  vers l'exploitation maximale et dépassant les balises humainement acceptables des personnes qui y travaillent.  Il n'est pas acceptable humainement que l'on puisse congédier du jour au lendemain une personne salariée et ce pendant DEUX ans sans avoir AUCUNE justification à donner. Je ne l'accepte pas, en tout cas, et ceux qui pensent pareils sont en train de le dire et de le montrer.<br />  Arrivez-vous à concevoir comment les gens qui n'ont aucun matelas financier, aucun héritage, aucun patrimoine de quelque nature que se soit font, pour envisager ou organiser une vie familiale?  Tout le monde n'a qu'une vie à vivre, autant que je le sache, tout le monde est en droit de ne pas vouloir la sacrifier à l'autel de la souplesse de l'Entreprise et de la sacro-sainte guerre économique  où dans les quartiers généraux où se prennent les décisions les plus coercitives, on a décidé depuis un certain nombre d'années que la priorité serait donnée aux produits financiers sur le travail des hommes. Je reviendrai sur ce point dans un prochain article.
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N
Le CDI contraint les entreprises, les bride et leur enlève toute souplesse. C'est lui qui devait être aboli. Mais bien sûr, pour les gauchisants pathologiques, tout ce qui peut brimer l'entreprise est bon prendre, sans aller chercher plus loin (aveuglement idéologique, quand tu nous tiens...). Pour les gens très à gauche, la notion de liberté n'est qu'à sens unique. <br /> <br /> Que l'on rende enfin les choses un peu plus juste en créant un contrat aussi injuste que le CDI, mais cette fois-ci pas à l'avantage des salariés, et immédiatement c'est le tolé. <br /> <br /> Oui, le CNE doit être aboli. En même temps que le CDI.
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