Oui mais le vide légalisé n'en reste pas moins le vide.
En tout cas, cela semble être l'avis de Cathy, du collectif "Génération Précaire", dans l'article de Libération.
à lire en entier http://www.liberation.fr/page.php?Article=377937
Extraits :
"Depuis une dizaine d'années, le stage s'est banalisé. Les formations imposant un passage en entreprise dans leur cursus se sont multipliées, au nom du rapprochement entre le monde de l'enseignement et celui du travail. Souvent formateurs, les stages débouchent parfois sur un emploi. Mais beaucoup de PME ne rémunèrent par leurs stagiaires, tandis que les grands groupes les font se succéder sur un même poste, évitant ainsi l'embauche d'un salarié à temps plein."
"Pour le collectif Génération précaire, en obligeant les entreprises à payer les stages de plus de trois mois, le gouvernement «légalise tous les abus qu'on dénonce depuis des mois». «ça veut dire que, pendant les trois premiers mois, il est tout à fait normal de ne pas rémunérer un jeune qui travaille !, explique Leïla. Et cette mesure légitime les stages très longs, parfois d'un an, qui sont justement des emplois déguisés par excellence. On institutionnalise le sous-salariat. Pas de contrat de travail, pas de fiche de paie : c'est un bizutage à durée indéterminée.»
Selon le collectif, imposer la signature d'une convention aux membres de l'université et de l'entreprise ne suffira pas à régler le problème des inscriptions fictives à l'université. Pour Sophie Binet, de l'Unef, syndicat qui n'a pas voulu participer aux négociations, «cette charte est une campagne de com' du ministère et du patronat». Le syndicat étudiant, classé à gauche, milite pour une rémunération dès le premier mois de stage, l'instauration d'un quota maximum de stagiaires par entreprise et d'un délai de carence entre deux jeunes sur un même poste de travail."
Ah tiens, si, il ya des contents dans l'affaire, l'Uni, syndicat de droite et le...... Medef:
"Alourdir le cadre législatif» aurait «nui à l'accès des jeunes aux entreprises."
Quant aux organisations syndicales salariées, elles n'avaient tout bonnement pas été conviées aux négociations..."
(Les réactions de j-jour sont en rouge sombre)