La Grèce est-elle le premier acte d'une crise majeure en Europe comme l'écrit Costas sur le site d'Indymedia Toulouse?
Toujours est-il que ça fait un peu léger et carrrément ridicule au niveau de l'information que nous prodiguent les médias privées et publiques de nous parler en boucle d'une centaine de jeunes qui tiendraient tête aux policiers quand tout le pays s'est embrasé à la vitesse que l'on sait. Mais une fois de plus, ils ne nous montrent que du feu, le meilleur moyen jamais trouvé pour encourager au raisonnement, comme chacun sait.
Grèce : les émeutes de l’inégalité sociale, sur Agora Vox, permet de situer sur un autre plan que celui de la violence.
A lire aussi l'article Appel d’étudiants et de travailleurs grec en mémoire d’Alexandros/
qui ne considère pas cet assassinat comme "l'acte isolé d'un policier psychopathe": extrait:
"(...)Nous ne considérons pas que l’assassinat d’Alexandros constitue un incident isolé de violence et de démonstration de pouvoir de la police mais vient montrer clairement la réaction face à n’importe quelle forme de résistance. En effet, cette période est en Grèce une période d’exacerbation des mouvements sociaux. Les travailleurs luttent depuis plus d’un an, contre les réformes de la sécurité sociale et contre une série d’attaques à leurs droits et leurs salaires. Les étudiants et les élèves occupent leurs facultés et leurs écoles depuis trois ans et luttent contre la réforme du système éducatif et du processus de Bologne, contre le dédain de leurs diplômes et défendent leur droit au travail. Les immigrés malgré les humiliations et les violences subies au quotidien luttent pour le droit de vivre dans la dignité. Les prisonniers se trouvent quant à eux au deuxième mois de grève de la faim, revendiquant des conditions d’incarcération humaines. Parallèlement à l’essor des mouvements sociaux le gouvernement est fragilisé par des scandales successifs. Dans ce cadre là, l’assassinat d’Alexandros découle des choix politiques du gouvernement et d’un climat à l’encontre de celles et ceux qui résistent.(...)"
Le port du Pirée passe aux mains du groupe chinois Cosco