En versant une caution de 10 millions de dollars, pardi. Il suffisait d'y penser, hein.
On peut s'esbaudir également de la façon dont la délinquance en col blanc bénéficie d'une certaine formulation édulcorée forçant le lecteur à l'indulgence, sinon à la compassion.
Ainsi l'AFP se dépêche de citer le journal espagnol El pais qui arrive à point:
"La crise financière internationale a trouvé en Bernard Madoff "son méchant" même si "l'histoire financière internationale est pleine d'escroqueries pyramidales", selon l'éditorial du journal."
Pourquoi donc donner dans l'infantilisation gentillette avec l'expression "son méchant" ?
Ce n'est pas parce qu'un criminel est appréhendé comme coupable que tous les autres criminels devraient en être disculpés, non? Et ce n'est pas parce qu'il n'est pas le seul qu'il n'en est pas pour autant coupable.