Villepin et Sarkozy restent d'accord sur des points essentiels, par exemple:
Comment endetter les Français au maximum.
FIgurez vous que nous n'étions pas assez esclaves de nos dettes, comparés aux autres Européens:
"Environ 62% du revenu disponible, alors que la moyenne sur la zone euro est de 80% ! Heureusement, le 22 mars dernier, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy sont pour une fois côte à côte pour défendre en conseils des ministres un tour de magie d'inspiration libérale anglo-saxonne pour réparer tout ça : le prêt hypothécaire rechargeable et le crédit viager hypothécaire. Mais que cache donc ces barbarismes langagiers ? C'est tout simple : dans la lignée des crédits revolving, il sera désormais possible de prendre un crédit sur son logement que l'on paie déjà à crédit sur 25 ans, afin de se payer une voiture, des vacances, un appart plus grand… ce qu'on ne peut plus faire puisqu'on est déjà endetté au max. Traduction : quand on a plus d'argent, on en a encore. Et des dettes aussi…" Extrait
Lire l'article complet de Marie Radovic, 27 avril 2006 sur
http://www.technikart.com/article.php3?id_article=983
S'agit-il de faire repartir la croissance ou de camoufler le fait que sans crédits sur crédits, les Français n'ont même pas les moyens de vivre et de consommer? Parce que le coût de la vie ne cesse d'augmenter, les firmes transnationales ne cessent de faire pression sur les gouvernements pour réduire le coût des salaires en permanence, précariser la main d'oeuvre, la mettre en concurrence internationalement de manière à aligner les conditions d'emploi et de rémunération sur le bas.
Allons-nous reproduire ce que les foyers américains vivent depuis longtemps, à savoir une accumulation telle de crédits qu'ils en sont poussés à la recherche de salaires mirobolants seulement pour arriver à rembourser leurs dettes, acquises par des séries d' emprunts emboités sur d'autres emprunts, facilités de crédit alléchantes qui ont fini par faire croître les prix de l'immobilier et gonfler une bulle qui risque bien de leur exploser à la figure, avec forte répercussion sur l'économie américaine et bien entendu mondiale?
Au cas où vous ne seriez pas allés voir l'article, ce que prédit l'eurodéputé socialiste Marie-Noëlle Lienemann, ancien secrétaire d'Etat au Logement de ces nouvelles mesures:
"Mais les principaux bénéficiaires du système seront encore les banques et les organismes de crédits à la consommation. Car si avoir une clientèle de plus en plus précarisée et endettée est aussi un facteur de risque, que font les banques dans ces cas-là ? "Elles proposent des taux élevés, et cela coûte encore plus cher à celui qui emprunte", répond Marie-Noëlle Lienemann. Et d'ajouter : « On va vers une situation globale de précarisation, sur laquelle on met du sparadrap. Si on avait une vraie politique de régulation des prix de l'immobilier, ça serait différent. Ces deux projets constituent une fragilisation de nos concitoyens et confortent la spéculation immobilière. Avec l'illusion que c'est indolore ». "