Mais toujours, point commun, des multinationales qui ne payent pas leurs crimes.
"Santé. Le Nemagon aurait contaminé 20 000 personnes dans le pays.
Nicaragua: un combat presque stérile contre un pesticide"![]()
lundi 27 juin 2005 (Liberation - 06:00)
http://liberation.fr/page.php?Article=306991
" «De toute façon, on n'a plus rien à perdre», dit tristement Marilou en haussant les épaules. Plus question pour eux d'aller cultiver les terres qui les ont vus naître : les sols sont infectés pour deux bons siècles, l'état de la nappe phréatique ne vaut pas mieux. «Nous sommes foutus pour plusieurs générations», hurle un homme avant de disparaître dans le dédale de cordes et de bâches noires qui lui sert de maison depuis bientôt trois mois. L'une des propriétés du Nemagon est en effet de perturber la structure génétique des cellules reproductrices. De nombreuses victimes ne sont donc pas encore nées..." Extrait de l'article.
"Presque stérile combat" dit le sous-titre. Alors il faut, dans l'infime ouverture du mot "presque", engouffrer toute notre attention, tout notre vouloir voir, notre vouloir savoir, notre lien invisible avec ces victimes, et ne pas oublier de restituer l'énergie de leur combat au moment où nous serions sollicités et en mesure d'agir. Pour que rien, au niveau de la communauté des hommes, ne se perde des épreuves qui ont été endurées par certains parce que infligées par d'autres.