Ce matin, je cherchais sur google ce que les médias français racontaient sur les évènements en Birmanie.
Je trouve dans l'éditorial de Pierre Rousselin du Figaro, je ne sais pas pourquoi, un paragraphe, que dis-je un mot, dans ce paragraphe, qui me paraît drôlement gonflé.
"Le courage immense de ces bonzes en robe safran a frappé l'imagination des Occidentaux. Ces moines bouddhistes ne sont-ils pas l'incarnation d'une sagesse orientale qui séduit tant nos pays en mal de spiritualité ? Le retentissement de leur combat pour les droits de l'homme n'en est que plus éclatant. En particulier parce qu'il montre combien nos valeurs sont universelles."
En fait c'est surtout le passage à "NOS" valeurs qui m'énerve.
Un peu plus tard, je lis le message d'un forumeur qui met cette affaire en évidence:
"Gracia, 5 ans, et Béni, 3 ans, privés de cantine
Comme beaucoup de membres du RESF, l’un des premiers gestes du matin: parcourir les mails de la nuit. Content quand on n’apprend pas que telle famille ou tel père a été levée en pleine nuit pour être traînée vers un avion après des heures de route menotté.
Ce matin, message de Jean-Michel :
Monsieur CASTAGNA, ci devant maire de DIGOIN en Saône et Loire, a donné ordre à ses agents de ne pas ouvrir ses services aux familles de sans papiers.
Effet immédiat : Gracia, 5 ans, et Béni, 3 ans, scolarisés à la maternelle du Centre, n'ont plus accès à la cantine.
Richard Moyon
Précision:
Joint par Libération, la mairie a confirmé l'interdiction de cantine pour ces enfants d'origine congolaise, dont la mère fait l'objet d'une procédure d'expulsion depuis juin. «Contrairement à la scolarisation, la cantine n'est pas une obligation, explique le responsable des services administratifs de la ville UMP. La maire a donc décidé de ne pas se mettre en travers de la décision de la préfecture. Cette décision vaut aussi pour ceux qui ne peuvent payer la cantine»."
Je comprends mieux ce qui m'énervait profondément sous la plume d'un journaliste du Figaro, journal qui applaudit de toutes les mains de Shiva l'application de la politique tant promise.
Nos valeurs, celles d'affamer des gamins, de les prendre en ôtage?
P.S Les prénoms que les parents ont donnés à leurs deux enfants sont sans doute à méditer longuement.
A lire :
Libé, les rafles, Guy Môquet, et Monseigneur Saliège
Par Daniel Schneidermann le dimanche 30 septembre 2007
http://arretsurimages.net/post/2007/09/30/Faut-il-parler-de-rafles