On, qui ça, les conteurs, les poètes?
Non, les abeilles. Je parle du vrai miel, l'or sucré de la terre.
Les abeilles "vont d'abord chercher du nectar qui est un liquide sucré qui se trouve dans les fleurs. Ensuite, elles le rapportent à la ruche (leur maison) et elles le mettent dans la bouche d'une autre abeille qui fera la même chose ensuite. Après avoir été mélangé avec la salive de beaucoup d'abeilles, le nectar est déposé dans un logement fait pour lui (un alvéole). Elles le laissent un peu sécher et il est prêt.
Les abeilles ferment ensuite l'alvéole et viendront chercher ce miel lorsqu'elles en auront besoin pour se nourrir en hiver ou lorsque le temps les empêche de sortir."
Et le miel n'est pas le seul or que l'abeille nous offre, en fait, elle ne permet rien moins que l'existence de 80% des espèces végétales en assurant leur pollinisation, soit 70% de ce que l'homme mange. (Source QUID.)
Alors il faut bien prendre la mesure de ce qui est en train de se passer bien que cela ne fasse pas la une des JT.
Extrait de Wikipedia:
"Le Syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles ou CCD (pour Colony Collapse Disorder) est le nom donné à un phénomène d'abord appelé syndrome de disparition des abeilles ou également Fall-Dwindle Disease (maladie du déclin automnal des abeilles). Ce phénomène touche les abeilles et par contre-coup la production apicole dans une grande partie du monde. Il touche peut-être aussi des abeilles sauvages.
Les apiculteurs trouvent de plus en plus souvent leur ruches subitement vidées de presque toutes leurs abeilles. Aux USA, près de 25 % du cheptel auraient disparu l'hiver 2006-2007. De nombreux pays Européens sont touchés depuis le début des années 2000. Les pertes peuvent atteindre, localement, jusqu'à 90 % des colonies.
Ce phénomène dont l'ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de soupçonner une synergie entre plusieurs causes."
"En 2007, un pic alarmant de disparition d'abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères aux USA notamment.Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. dépendent à 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Les services rendus par la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.
En 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignant 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des USA auraient disparu rien que durant l'hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.
En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas, dès l'an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu'à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche."
Pour approfondir la question, on peut consulter le site apicultura.com , notamment Mortalité des abeilles 2006/2007 - Recherche des causes et hypothèses de travail Joël Schiro Février 2007 .