"Pour moi, ce n¹est pas à l¹OMC de décider si je dois manger des OGM ou non. La santé publique, la protection de l¹environnement, le choix des citoyens et le droit des agriculteurs de produire des aliments sans OGM doivent passer avant l¹OMC et ses règles de libre échange".
Si vous partagez ce qui est exprimé dans la lettre suivante dont est tiré ce paragraphe, vous pouvez vous aussi la signer en ligne pour l'envoyer au ministre à l'adresse:
http://www.bite-back.org/objection/our_food_f.php
Et transmettre l'information autour de vous.
http://www.infogm.org/breve.php3?id_breve=455 pour les dernières informations sur le sujet.
A Madame Nelly Ollin, ministre de l'écologie et du développement durable,
"Madame,
Je vous écris pour exprimer mon inquiétude quant au conflit sur les OGM qui a été porté devant l¹OMC. D¹après ce que je sais, le verdict intermédiaire a été envoyé à toutes les parties impliquées dans le conflit.
Pour moi, ce n¹est pas à l¹OMC de décider si je dois manger des OGM ou non. La santé publique, la protection de l¹environnement, le choix des citoyens et le droit des agriculteurs de produire des aliments sans OGM doivent passer avant l¹OMC et ses règles de libre échange.
Les industriels des biotechnologies essuient échec sur échec : ils n¹ont réussi à convaincre personne du bien fondé des OGM et encore moins de leur innocuité. Après 30 années de recherche et d¹argent public, ils n¹ont été capables de mettre sur le marché que deux produits : des plantes herbicides contre les insectes et des plantes tolérantes à des herbicides. Le recours à l¹OMC est la dernière chance d¹une industrie aux abois.
Je tiens d¹autre part à vous rappeler que
• l¹opposition aux plantes et aliments GM est mondiale. L¹immense majorité des citoyens européens ne veut pas manger de ces produits ;
• Les Etats-membres ont voté en juin 2005 en faveur des pays qui avaient des interdictions nationales portant sur des aliments ou des plantes GM. En fait, le nombre d¹interdictions nationales ne cesse d¹augmenter depuis le début du conflit ;
• Le nombre de régions désirant devenir des régions sans OGM connaît une croissance sans précédent depuis que la Commission Européenne a autorisé à la culture, un maïs GM de Monsanto. Actuellement, ce sont 172 régions et 4500 collectivités locales de moindre taille qui se sont déclarées « sans OGM ». (http://www.gmofree-europe.org) ;
• Les compagnies de biotechnologies favorisent un accroissement de la pauvreté et de la misère. D'un côté, les plans qu'elles mettent en place pour se faire payer leurs droits, sont très agressifs alors que de l'autre, leurs semences très onéreuses donnent souvent de mauvaises récoltes, comme dans le cas du coton Bt en Inde et en Indonésie. De plus, elles prennent la place des cultures vivrières locales.
Pour toutes ces raisons, je vous demande instamment
• de défendre activement le droit de chaque pays d¹interdire des aliments et des plantes GM ;
• de voter contre l¹approbation de tout nouveau OGM en Europe ;
• de défendre les régions et les agriculteurs qui veulent rester sans OGM ;
• de soutenir le développement, au niveau international, d¹une réglementation stricte dans le cadre du Protocole de Biosécurité ;
• de rejeter le verdict de l¹OMC et d¹exiger que les conflits portant sur des questions environnementales et sociales, soient réglés par d¹autres institutions internationales.
Veuillez agréer, Madame, l¹assurance de nos sentiments les meilleurs"