"Martinique/Grève : Pourquoi une mobilisation si puissante ? "
Extrait choisi:
(...)Comme c’est le cas dans tous les mouvements sociaux qui bousculent le système, le gouvernement et les capitalistes parient sur le pourrissement de la situation et utilisent les médias pour démobiliser le peuple en lutte. On a pu entendre le Préfet déclarer que par les premières grandes manifestations, les Martiniquais avaient pu se faire entendre, et que pour ne pas affecter l’économie, il fallait que les choses reviennent à la normale. On aurait donc oublié que les choses « normales » :
c’est la disparition des petites exploitations agricoles et artisanales,
c’est l’endettement des ménages,
ce sont les licenciements, la précarité des emplois et le chômage.
On aurait oublié, qu’avec ou sans grève, la dégradation du tissu économique s’accélère et s’approfondira encore du fait de la crise financière et économique mondiale et de l’entrée en récession des pays capitalistes, dont la France.*
Au contraire : La seule façon d’arrêter la spirale et de redresser l’économie de notre pays, c’est de renforcer la mobilisation pour obtenir la satisfaction de nos revendications. Et chacun sait que rien de solide et de conséquent ne peut être obtenu sans lutte et sans sacrifices !
Les risques de répression
Il faut surtout que nous comprenions que les profiteurs du système ne lâcheront jamais du lest sans la pression populaire ; le gouvernement colonialiste français ne fera jamais le deuil de sa domination colonialiste et ne fera aucune concession significative sans y être obligé par un rapport de force inversé. Chacun peut constater que le gouvernement prend les dispositions correspondant aux différents cas de figure. Il n’hésitera pas un seul instant à faire usage de la répression s’il sent la situation lui échapper. C’est toute la rhétorique sur « la nécessité de « faire respecter l’Etat de droit ». En fait il s’agit de maintenir l’ordre colonial et l’Etat de passe droit !
Les médias sont utilisés pour discréditer le mouvement et pour semer inquiétude et division au sein de la population. L’exagération des inévitables difficultés ou des dérapages mineurs est systématique.
Le moment venu, l’Etat colonial sait trouver les prétextes pour déclencher la répression (en particulier par l’utilisation de provocateurs).
La mobilisation populaire constitue le principal rempart contre les velléités de répression des colonialistes. C’est aussi par cette mobilisation que notre peuple sera capable d’imposer le respect de notre droit à l’autodétermination.(...)"
(c'est moi, j-jour, qui grasseye)
A noter dans cet autre article "Des békés et des gendarmes, "c'est trop" pour le fief de Césaire" le courage qui a caractérisé les patrons dans leur opération Molokoi "escargot" "pour revendiquer le "droit de travailler"" "(...)ça a énervé encore plus la population de voir qu'ils mettaient leurs ouvriers agricoles sur les tracteurs devant alors qu'eux restaient derrière dans leur 4X4".(...)"