LE TEXTE INTEGRAL DE L'ACCORD gagné d'âpre lutte.
La montée au créneau des seconds couteaux du Medef contre l'homme et le mouvement de convergence grâce auxquels les guadeloupéens ont pu enfin s'exprimer et se faire entendre n'a pas traîné:
"Guadeloupe : le hold-up " Monsieur Thréard malgré tous les plateaux auxquels il a participé sur le sujet n'a pas encore compris le LKP, ce qu'il nomme avec mépris "Domota et sa clique", c'est comme le souligne le Yéti sur son blog " un collectif de quarante-huit organisations syndicales, associatives, politiques et culturelles de Guadeloupe. Quarante-huit! Emmenées par le principal syndicat de l’île, l’UGTG, mais représentant toutes tendances, toutes professions, tous milieux sociaux. "
Et Lefèbre qui ne voit jamais la violence que le patronat fait subir à sa main d'oeuvre "dénonce les opérations d'intimidation du LKP" et souligne que la Guadeloupe a "une tradition de violence dans les mouvements sociaux" en oubliant très vite lors de ce mouvement que les derniers blessés envoyés à l'hopital et l'homme assassiné sont des syndicalistes, pour ne pas remonter aux massacres par les forces de l'ordre de mai 1967. Pour comprendre ce que violence en Guadeloupe peut vouloir dire, on peut aussi cet article "Le cas Béké" sur le Blog de Pierre Kanuty.
P.S : quand on y lit par exemple que "(...)les Békés possèdent la majorité des terres et l'essentiel des enseignes de la grande distribution. Il n'est pas faux de dire qu'ils "tiennent" l'économie. 1 % de la population possédant 40 % du foncier c'est loin de l'égalité républicaine. Encore une fois, ils ont longtemps créé les conditions pour que l'Etat regarde ailleurs. La récente affaire du chlordécone que les planteurs ont importé en toute illégalité un pesticide interdit, polluant durablement le nord de la Martinique est une illustration supplémentaire.(...)" , mais où est-il, le journaliste du Figaro pour dénoncer en cela un "hold up"!
"(...)La question n'est pas que d'ordre social, c'est-à-dire, le maintien de privilèges aux mains d'une minorité d'accapareurs, elle est politique puisque ces personnes, souvent très liées à la droite française ont leurs entrées dans les hautes sphères de l'Etat. "
Mise à jour quelques minutes plus tard:
Eh bien ça va plus vite que pour daigner se rendre à la table des négociations l'attaque des patrons:
"Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé selon Le Figaro, l'ouverture d'une enquête judiciaire, notamment pour "provocation à la haine raciale" à l'encontre d'Elie Domota, leader du LKP (Le Collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe)"