Le bioéthanol avait l'air de devenir la nouvelle star des énergies.
Est-ce pour autant la solution miracle qui va nous permettre de sortir de l'addiction pétrolière?
Aïe, ça commence mal, question baptème, car le nom qu'on lui a donné suscite des protestations, assez légitimes, semble-t-il.
Le bioéthanol, contrairement à ce que son nom laisse penser, n'est pas BIO, au sens de cultures biologiques, et qui doivent elles répondre à des normes très rigoureuses, loin de là.
Voici la réclamation de Bruno Landriot posté sur le site Rhône-Alpes de CAP 21, qui en plus souligne le caractère pas exactement positif du l'impact écologique de cette culture:
http://cap21-rhone-alpes.over-blog.com
"En effet, il convient d'analyser l'impact écologique de la filière dans son ensemble, afin de ne pas mettre sur le marché une essence plus nocive pour l'environnement que ce que nous connaissons actuellement.
le bilan écologique du bioéthanol n'est pas bon. Sa fabrication nécessite un apport massif de pesticides, nitrates et herbicides contaminant par la même les milieux naturels et un recours important à l'irrigation et de plus, pour fabriquer un litre d’éthanol , il faut environ un litre de pétrole ( transport, fabrication des produits phytosanitaires,…) .
L’utilisation du préfixe bio est tout simplement scandaleuse en regard au cahier des charges imposé aux agriculteurs qui se sont orientés avec difficulté vers l’agriculture biologique.
On leur demande de respecter à la lettre des mesures contraignantes pour pouvoir obtenir le label « Bio ».
Il est donc légitime de demander à l’Etat de donner l’exemple et de supprimer le préfixe bio pour le remplacer par une autre appellation …'
Bon, je vais continuer à me documenter.