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"Telle est donc la situation de l'humanité aux premières années de la transition vers la troisième révolution industrielle. Dans les pays développés, les inquiétudes que suscitent l'emploi aiguisent les conflits idéologiques. Les libre-échangistes accusent les syndicats d'entraver le processus de mondialisation du commerce et d'inciter le public à la xénophobie avec leurs appels au protectionnisme. Le mouvement ouvrier réplique en reprochant aux transnationales de tirer les salaires vers le bas en mettant les travailleurs en concurrence avec la main d'oeuvre bon marché du tiers monde."
Ces phrases, qui décrivent si bien ce que nous sommes en train de vivre particulièrement autour de cette période du référendum en France, ont été écrites il y a déjà 10 ans, par un Américain. Jeremy Rifkin. dans son livre "La fin du travail" dont le magazine "La recherche" écrit qu'il sera "peut-être considéré un jour par les historiens comme l'un des plus prophétiques et des plus lucides de cette fin de siècle."
Nous en sommes déjà au début du suivant. Et la vérification que nous pouvons faire de l'à-propos de ce paragraphe dix années plus tard est la meilleure preuve que la lecture plus poussée de son livre serait précieuse à tous ceux qui commencent à comprendre qu'il sort peu de choses de l'acharnement aveugle ou de mauvaise foi et le plus souvent stérile ( diminuer le chômage de quelque pourcentage et on ferait sauter les bouchons de champagne dans un débordement de félicitations autosatisfaites? ) qui laisse croire que le problème de manque de travail dont l'ombre ne fait que croître en Europe, n'aurait besoin que d'un coup de pouce, d'une incitation à l'emploi bien orchestrée, pour trouver sa solution. Une fois de plus, il s'agit de ne pas rester superficiel avec les lames de fonds qui arrivent. Un lien sur cette page vers une fiche de lecture voudrait vous convaincre du caractère incontournable de cet ouvrage, si vous en avez encore le temps et l'énergie.