Tous dans la même galère
Devant la mort annoncée de la vie sur terre dans les décennies à venir que nous prédisent les experts scientifiques et les veilleurs de la planète, si nous ne nous attaquons pas avec envergure et urgence aux causes encore réversibles de ce malheur, on est en droit de se demander la raison des réticences, pesanteurs, dénégations et absence de diligence des "grands politiciens" en charge de ce monde et de leur cohorte de décideurs.
C'est à croire qu'ils ne vivent pas sur la même planète, ou qu'ils se sont pas fait de la même chair que nous, chair qui, en ce qui nous concerne, risque d'avoir de graves problèmes de survie. J'entendais hier un économiste de renom dire que nous étions tous dans le même bateau. Je pensai aussitôt : "Oui, mais tout le monde n'est pas au même endroit du bateau, il y en a qui sont plus près de la cale, voire aux rames, si le bateau a des allures de galères."
Mais considérant l'arche du monde, si certains pensent que, par leur haute position, ils seront en mesure de se réfugier en haut du mât du bateau où nous sommes tous, il faudrait tout de même qu'ils réalisent que cela ne les maintiendra hors de l'eau qu'un tout petit moment supplémentaire.
Une horrible pensée me traversait l'esprit: se pourrait-il qu'il leur manque finalement un brin d'intelligence? L'urgence serait alors pour nous de savoir bien choisir sur le critère de l'intelligence les futurs responsables des décisions politiques. Et pas sur leur appétit de pouvoir. Pas sur la rougeur ou la grosseur de leur crête. Les combats de coqs réjouissent surtout ceux qui ont misé sur eux de l'argent..